Fernando Ferreira

Fernando Ferreira - Le Carrousel, H/T, 80 x 70 cm

Aux sources de la lumière

Né en 1961, au plus loin qu’il s’en souvienne, le dessin et la peinture l’ont toujours attiré. Il a très jeune admiré les peintres flamands, Rembrandt et Vermeer, en particulier. Autodidacte, ses universités démarrent avec la copie de tableaux des peintres impressionnistes. Formé par la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment, il devient peintre décorateur. En 87, il s’installe dans la Drôme, travaille sur le motif et se perfectionne auprès d’artistes drômois et de grands peintres de renom.
 

Sa couleur de prédilection, c’est la lumière, source de vie ! Il aime nous la conter en modulant chaque histoire aux variations de l’intensité lumineuse, aux métamorphoses des couleurs offertes à notre sensibilité visuelle et à l’émotion. L’émotion, c’est le premier objectif de ce post-impressionniste romantique. Il affectionne les ambiances nocturnes et s’emploie à nous faire ressentir l’obscurité frissonnante sous la voûte des goudrons et des bleu-nuit profonds. Touche après touche, Ferreira débusque les premières lueurs blafardes blotties sous les ombres. Il les apprivoise sous la chamarre et la vigueur des couleurs, au gré des vibrations atmosphériques ou au rythme des modulations de « l’orchestre » en moment de partage. A la solitude de la route, la nuit, les phares peinent à vaincre la noirceur dans « Belle lumière », là où l’artiste joue de toutes les nuances pour régler la lumière et les reliefs qu’elle laisse entrevoir. En contrepoint, le carrousel brille de tous ses feux… follets sur la grande place noctambule. De jours, elle révèle les recoins de « l’atelier de mécanique » avec cette pointe de nostalgie du temps qui passe.

Le grand défi de Fernando Ferreira est de parvenir à pousser la lumière au travers des ombres et d’offrir des oppositions charpentées aux couleurs de la vie. « Il faut que les couleurs se parlent ! », précise-t-il, au manège des marques jaune-fl avine qu’il aime faire virevolter comme des lucioles au coeur de la nuit. Leurs brasillements glissent en ondes blafardes, jusqu’à l’horizon.

Fernando Ferreira