Cotignac

Alain Bonnefoit, Alba, huile sur gesso, 80 x 160 cm
Alain Bonnefoit, Alba, huile sur gesso, 80 x 160 cm

1er Printemps des Arts

Cotignac, village de caractère, situé en Provence Verte, dans le département du VAR, très connu par ses merveilleux paysages, son rocher et ses nombreux artistes, organise cette année pour la première fois un événement artistique ouvrant les portes de son Cercle des Arts à trois artistes de renommée internationale.

Ce premier Printemps des Arts va nous permettre de retrouver trois artistes talentueux qui ont accepté cette invitation et avec lesquels les collectionneurs et visiteurs pourront partager leurs émotions artistiques et pénétrer les univers particuliers de ces trois créateurs.

Alain Bonnefoit, sacré Peintre de Vénus par le grand écrivain Hervé Bazin est sans conteste l’artiste qui a le plus approché l’intimité et la noblesse du nu féminin. Avec cette générosité d’âme et ce goût de l’amitié qu’on lui connait, il s’attache avec une belle constance à magnifier la Femme dans tous ses états, allant toujours au-delà de la simà la facilité ni à la routine; son approche picturale est avant tout perception de l’invisible et communion avec le modèle.
Il parvient ainsi à créer une architecture vivante grâce à laquelle ses femmes sont élevées au rang de déesses: si elles semblent offertes, elles n’en sont pas moins inaccessibles !

Fabio Calvetti , Lettere d’amore, peinture sur bois, métal, collage, 100 x 130 cm

Fabio Calvetti est un peintre d’une grande inventivité se situant dans la nouvelle figuration italienne. Son thème de prédilection tourne autour de l’absence, de la solitude et d’une certaine désespérance. Mais, on sent que les personnages qu’il représente dans ses toiles, au-delà de cette solitude, attendent une délivrance qui leur permettra de dépasser leurs conditionnements. Complétant certains tableaux par des collages de lettres, de tickets de train, de tissus ou de petits objets du quotidien, Calvetti enrichit ainsi son discours et fait appel à la mémoire collective enfouie dans le temps qui passe. Dans un contexte qui se veut théâtral, il nous offre à découvrir des espaces historiés nous racontant des histoires qui laissent libre cours à notre imagination. Et si certains critiques d’art le comparent à Edward Hopper par l’esprit de synthèse qui l’habite, Fabio Calvetti a pourtant un style unique qui lui permet d’exprimer avec talent le devenir de la femme dans ce qu’elle a de plus fragile et de plus touchant, en unissant réalité quotidienne et poésie mélancolique.

Jean-François Fouilhoux, quant à lui, sculpteur et céramiste, est un des rares artistes spécialisés dans la technique du céladon qu’il découvre au Musée Guimet en 1969, fasciné par une urne Song. Le céladon est une technique chinoise ancestrale donnant à la céramique la transparence du jade et pour obtenir un résultat qui apparente un céladon à un jade ancien, il sait jongler parfaitement avec l’oxyde de fer et la cuisson réductrice dans un milieu privé d’oxygène. Mais plus que l’obtention d’une teinte rare et recherchée, l’artiste cherche à capter dans ses céramiques une lumière particulière lui permettant d’y apporter une translucidité semblant jaillir de la matière. Et s’il s’inscrit dans la grande tradition de la céramique, il faut saluer la modernité et l’audace de ses formes.
C’est pour tout cela que Jean-François Fouilhoux est considéré comme l’un des grands spécialistes contemporains dans ce domaine et qu’il est invité régulièrement à de nombreuses manifestations artistiques internationales. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreux musées en France comme à l’Etranger.
Remercions donc monsieur Jean-Pierre Véran, Maire de Cotignac, Président de l’association des Maires du Var, conseiller départemental, et son conseil municipal, pour avoir créé ce bel événement. Nul doute que cette exposition aura le succès qu’elle mérite et que nous aurons le plaisir l’année prochaine à Cotignac de vivre d’autres aventures artistiques lors du 2ème Printemps des Arts.

Jean-François Fouilhoux, Bavardage, 46 x 76 x 14 cm
Jean-François Fouilhoux, Bavardage, 46 x 76 x 14 cm