Paul Djian

UDA - 184 Paul Djian

En deux ou trois dimensions : sculpter l'image

P rix sculpture du public au 16 ème S.I.A.C. Marseille 2016 (13 000 visiteurs), Paul Djian intègre les Beaux-Arts d'Aix-en-Provence en 1963 et participe la même année à une première exposition dans l’historique galerie « Les Amis des Arts » où il réalise sa première vente : une sculpture de Don Quichotte. Le chevalier errant, défenseur chimérique des opprimés était déjà un de ses sujets de prédilection. Après un C.A.P.A.S en 65 et le diplôme national de publicité et d'art graphique avec mention, à Paris en 67, il devient graphiste-illustrateur, puis directeur artistique auprès de différentes agences de publicité à Paris et à Marseille. Les arts plastiques ont toujours été au cœur de sa démarche, avec en épicentre, le dessin : «sans lui, on construit une maison sans fondation et le croquis est comme le solfège pour un musicien».
Djian aime saisir sur le vif l'expression, traquer le mouvement, l'attitude signifiante, peindre l'humain, l'animal et, dans ses sculptures, devancer la forme, les volumes et déterminer les points de soudure de torsion du fer et d’anticiper leur ossature. Parfois disproportionnées, mais toujours harmonieuses et teintées d'une pointe d'humour, ses sculptures façonnées dans un composite de marbre et de résine provoquent la curiosité et l'intérêt par la profondeur vitale qui les animent. La recherche de la couleur imprègne autant son œuvre-peint que sculpté jusqu'à investir ses patines et les parer de rouges flamboyants, de bleus profonds, de verts chatoyants et de fluorescences étincelantes. Tout s'intègre dans la quête constante de nouvelles aventures : «Afin de ne jamais s'enfermer», précise ce conteur, passionné, chantre de visions cinétiques.



[Télécharger l'article]