Nick ERVINCK

UDA - 184 Nick ERVINCK

au musée Paul Valéry

Le plasticien Nick Ervinck fait partie des quatre artistes conviés par Maïthé Vallès-Bled, conservateur en chef du Patrimoine, à séjourner au musée Paul Valéry dans le cadre de «4 à 4», cycle consacré à la diversité de l’art actuel.

N é en 1981 à Roulers en Flandre-Occidentale, Nick Ervinck est un prodige précoce. Formé aux Beaux-arts à l’université de Gand où il se spécialise en multimédia 3D et techniques mixtes, il ne lui faut que quelques années pour atteindre à la reconnaissance publique et critique. Dès sa sortie d’école, il est désigné lauréat de plusieurs prix prestigieux, à commencer par le prix de la Fondation Godecharle, catégorie sculpture, en 2005, qui marque son entrée dans le monde des artistes les plus prometteurs d’Europe. Suivent diverses récompenses décernées par la ville de Bruxelles, par la province de Flandre-Occidentale, la Fondation Liedts-Meesen, le Fonds Rodenbach… Ses œuvres font aujourd’hui l’objet de nombreuses commandes privées, sont présentes dans les collections permanentes de diverses institutions et connaissent une diffusion internationale.
S’il manie avec une égale virtuosité les médias en 2 et 3 dimensions, ce sont surtout ses sculptures qui marquent les esprits. Evoquant les formes de dieux telluriques primitifs, d’organismes biologiques inexpliqués de la science humaine ou de visions oniriques incontrôlables, ses créations, qui peuvent être monumentales, touchent à quelque chose d’enfoui au plus profond des imaginaires. Fascination et répulsion se mêlent pour mieux ébranler les repères traditionnels de la spatialité et du volume, intriqués l’un dans l’autre aux confins du tangible et du virtuel. Aussi attractive que dérangeante, l’œuvre de Nick Ervinck est appelé à se déployer et à se nourrir encore pour longtemps des failles de la Raison.
A ses côtés au musée Paul Valéry sont également visibles : le peintre Albert Woda, dont la découverte de l’œuvre gravé à la manière noire est une véritable révélation pour qui est sensible à cet art. Egalement, Joël Leick et les pages de son livre-monde. Enfin, un émouvant hommage à Philippe Pradalié, peintre disparu avant le début de cette exposition et dont l’ultime tableau laissé inachevé clôture magistralement le parcours.