Frank Godille

Concerto pour piano N°3, huile sur toile, 90x90
Concerto pour piano N°3, huile sur toile, 90x90

Allégories figuratives : le focalisme

Natif de Normandie, Frank Godille, autodidacte, montre très tôt une prédilection pour la peinture à l’huile. Son activité professionnelle débute à Paris dans les années 70 dans le domaine des arts et de la mode, ce qui lui permet de rencontrer et de côtoyer de nombreuses personnalités et notamment des peintres connus et reconnus : Bernard Buffet, Lucien Fontanarosa, Michel de Alvis, Roland Berge qui le guideront et lui donneront de précieux conseils dans l’arfit guratif.

Après une carrière professionnelle de plus de 30 ans en région parisienne, Frank Godille élabore et développe une nouvelle tendance picturale baptisée « focalisme » ou technique de focalisation. Dès lors, son travail réside pour l’essentiel dans l’étude, la mise en scène et le développement de ce nouveau style. La focalisation est déjà une technique de narration en littérature conceptualisée par le théoricien Gérard Genette.

Désormais, elle existe également en matière d’expression picturale avec le focalisme et se défi nit au gré des allégories du peintre. Celles-ci sont orchestrées et enrichies par les effets de loupes, de halos, de cercles et d’encadrés en éléments métaphoriques qui sont autant de signes qui concrétisent cette technique. Chaque oeuvre raconte son histoire, chaque tableau est ici animé d’un mélange de séquences qui s’imbriquent et se confondent en énigmatiques rayonnements. Souvent des natures mortes, des livres, s’invitent en mises en scènes qui témoignent de l’intrigue.

Depuis la fragmentation géométrique et les contrastes entre les rouges, les orangés et la force vive des noirs profonds, chaque oeuvre s’enrichit de l’alliance des scènes qui s’imbriquent dans un tout d’une facture curviligne d’une saisissante élégance.
Cette démarche a été particulièrement remarquée à la dernière biennale de la société des Beaux-Arts du Périgord, à l’automne dernier où Frank Godille a obtenu le prix, fort envié, du public. L’observateur s’approprie l’oeuvre en se concentrant sur des endroits précis du tableau. Avec sa propre sensibilité, son émotion, son ressenti, il peut ainsi l’interpréter et trouver de concert, avec le travail de l’artiste, son propre parcours.