Marcoville

UDA - 201 Marcoville

De verre et de rouille

Né en 1939 à Boulogne-Billancourt, Marcoville reçoit ses premières nourritures durant l’exode de 1940. Il débute sa carrière en tant que dessinateur puis décorateur dans le domaine du divertissement, officiant au sein de feu les mythiques studios des Buttes-Chaumont. Décidé à vivre de son art auquel il se consacre exclusivement à partir des années 1970, Marcoville expérimente et se confronte avec une constance de coureur de fond aux matières diverses qui croisent sa route, surtout des matériaux de récupération qu’il manipule de la manière la plus brute, – et peut-être la plus pure –, possible. Si le grand public aura surtout appris à le connaître à travers ses sculptures faites de plaques de verre industriel découpées et assemblées, Marcoville n’a jamais cessé de travailler nombre d’autres matériaux disponibles en récupération. Aujourd’hui, après un an d’arrêt des activités publiques, nous rencontrons cet artiste occupé par la découpe et la soudure de barres de fer que nous avons tous déjà aperçues en passant à proximité de chantiers. Les sculptures qu’il en tire sont de deux sortes : les unes sont pleines, denses et massives comme des rocs, les autres sont faites d’un unique contour à vide, fines et claires comme des épures.