Michel-Henry

Eveil, 40 cm - Faïencerie de Charolles
Un gout de sauge, huile sur toile, 162x130 cm

65 ans de peinture

 

La Maison des Arts de la ville d’Antony, lieu de résidence de Michel-Henry, né en 1928, consacre à l’artiste une émouvante rétrospective qui va permettre aux collectionneurs de ce peintre que l’on ne présente plus, de mieux connaître son parcours artistique exceptionnel.

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En effet, que de chemin parcouru depuis la première aquarelle réalisée à quatre ans pour sa mère Nely, après avoir demandé au Père Noël une boîte contenant des crayons de couleur et un petit nécessaire d’aquarelliste débutant ! Il est certain qu’avec un grand-père et un arrière-grand-père peintres amateurs, il ne pouvait que succomber aux charmes de l’art qui allait jouer un grand rôle dans sa vie. C’est Antide, le grand-père, qui s’arroge le droit (et le plaisir) d’emmener le jeune Michel dans un grand nombre de musées afi n de lui faire prendre connaissance des Grands de l’Art.

 

Le père de Michel, militaire de carrière, entrevoit plutôt pour son fi ls une entrée à Saint-Cyr, donc un baccalauréat pour commencer. Michel accepte ce premier passage obligé, mais n’en oublie pas pour autant sa vocation artistique. Aussi, après avoir obtenu ce diplôme indispensable, Michel se sent plus libre vis-à-vis de sa famille et en 1946, alors âgé de 18 ans, il présente au jury de la Société Nationale des Beaux-Arts, dont le salon se tient au Palais de Tokyo, un tableau intitulé « L’Hiver à travers la baie ». Acceptée, cette première œuvre est exposée. Dès lors, la peinture devient omniprésente dans les pensées du jeune artiste. Devant son insistance le père de Michel capitule et Antide, le gentil grand-père, emmène son petit-fi ls quai Malaquais, à l’École des Beaux-Arts pour l’inscrire en 1947.

 

Le père de Michel, militaire de carrière, entrevoit plutôt pour son fi ls une entrée à Saint-Cyr, donc un baccalauréat pour commencer. Michel accepte ce premier passage obligé, mais n’en oublie pas pour autant sa vocation artistique. Aussi, après avoir obtenu ce diplôme indispensable, Michel se sent plus libre vis-à-vis de sa famille et en 1946, alors âgé de 18 ans, il présente au jury de la Société Nationale des Beaux-Arts, dont le salon se tient au Palais de Tokyo, un tableau intitulé « L’Hiver à travers la baie ». Acceptée, cette première œuvre est exposée. Dès lors, la peinture devient omniprésente dans les pensées du jeune artiste. Devant son insistance le père de Michel capitule et Antide, le gentil grand-père, emmène son petit-fi ls quai Malaquais, à l’École des Beaux-Arts pour l’inscrire en 1947.

 

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Lorsqu’il sort des Beaux-Arts en 1951, la grande aventure commence. Il propose ses œuvres à plusieurs galeries, sans grande réussite, jusqu’au jour où la galerie Charpentier, face au palais de l’Élysée, commence à lui vendre de petits formats. Parallèlement, il réalise des affi ches, des décorations de vitrines ou de stands dans des salons professionnels afi n d’augmenter ses revenus et ainsi subvenir un peu mieux à son quotidien. C’est dans cette première période que Michel Henry, qui s’appellera désormais Michel-Henry - un tiret qui change tout - se voit décerner de nombreux prix et récompenses. En 1956, il obtient le Premier Prix de la Maison Descartes à Amsterdam. Il effectue alors un séjour de 8 mois dans la Venise du Nord où il est séduit par le mariage de l’eau avec les façades étroites des maisons aux couleurs rouges briques, le gris des clochers et l’ocre omniprésent. Cette époque est pour lui un déclencheur lui permettant de confi rmer son amour de la peinture et, pour ceux qui l’entourent et le soutiennent, de constater encore plus son talent et ses grandes possibilités picturales. A son retour d’Amsterdam, Michel-Henry entre dans l’équipe de la galerie Romanet, avenue Matignon, qui le fait connaître à de nombreux collectionneurs et lui organise de belles expositions. Mais il ne reste pas très longtemps à Paris car, en 1957, il est lauréat du Prix de la Casa Velázquez et part à Madrid où il passe 28 mois pendant lesquels il fait évoluer sa palette avec de nouvelles couleurs. En circulant dans sa 203 Peugeot à travers les provinces ibériques, il s’enrichit de paysages à la lumière étincelante lui apportant une nouvelle façon d’appréhender la nature et de la traduire sur la toile. Fasciné par cette terre de soleil, Michel-Henry s’installe en Catalogne, dans une ferme fortifi ée du XVIIe siècle, où il reste jusqu’en 1975, faisant de nombreux aller et retour à Paris pour continuer ses expositions dans les galeries de la capitale. C’est au cours d’un de ses voyages à Paris, en 1963, que Michel-Henry s’installe dans un atelier historique puisqu’y habitèrent Lénine et Chagall. Bientôt, la galerie américaine Wally Findlay lui ouvre ses portes et l’expose à New York, Chicago, Palm Beach, Beverly Hills et Paris, avenue Matignon. Son œuvre prend alors toute sa mesure. Il s’attache à peindre le monde des fl eurs et les fruits, à travers bouquets et coupes de cristal, avec souvent des arrière-plans paysagers à travers des fenêtres ouvertes. C’est aussi à partir de ce moment qu’il s’intéresse aux transparences en mettant en scène des ensembles de bouteilles ou de carafes ornées de fl eurs solitaires. Puis toujours avenue Matignon, il entre à la galerie Étienne Sassi où il continue à émerveiller les amateurs d’art avec ses toiles qui sont de véritables feux d’artifi ce.

 

Paysage de Castille, huile sur toile, 130x97 cm

 

Michel-Henry a été nommé Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur en 1981, Chevalier du Mérite Agricole en 1984 et Médaille de Vermeil de la Ville de Paris en 1986. Ayant reçu de nombreux prix et distinctions artistiques, citons les médailles d’or du Salon des Artistes Français (1977), de la Société Nationale d’Horticulture de France (1981) et du Salon Violet (1991). Actuellement, Michel-Henry expose régulièrement en France, aux cimaises des galeries Vieceli, à Paris et à Cannes, au Japon, principalement à Tokyo à la galerie Takeda, et en Corée, à Séoul, dans des expositions pleines de succès organisées par la galerie Dong Sung dirigée par monsieur Jang Jae-Chang. Surnommé aux États-Unis « King of poppies » (roi des coquelicots) pour la qualité de ses paysages aux multiples petites fl eurs rouges, célébrées dans un poème de Boris Vian, Michel-Henry n’en fi nit pas de nous étonner et de nous montrer que l’art est le vecteur d’une transmission aux accents de vérité et de spontanéité. Il aura su séduire son public à chacune de ses expositions. Dans son atelier d’Antony, il continue à créer avec enthousiasme des tableaux aux résonances musicales et poétiques. Sa peinture demeure, avec une personnalité unique, l’un des fl eurons de l’art actuel. Remercions la ville d’Antony d’organiser une telle exposition, point d’orgue au sein d’une carrière exceptionnelle de succès et de longévité


Eveil, 40 cm - Faïencerie de Charolles
Un gout de sauge, huile sur toile, 162x130 cm