Julie Roussin-Bouchard

Le marché de Buci, huile sur toile, 61 x 50 cm

Le marché de Buci, huile sur toile, 61 x 50 cm

Partageant son temps entre la Polynésie, l’Italie et la France, Julie Roussin-Bouchard s’adonne à l’art avec délectation et passion. Lorsqu’elle peint elle s’attache à créer un univers qui réinvente la vie avec une réelle volonté de transfi gurer tout ce qui l’entoure. Cette artiste a choisi d’exprimer la beauté dans des paysages de rêve et c’est pour cela que, dans ses tableaux, le spectateur peut y voir des histoires à sa convenance. Ses thèmes de prédilection sont Venise avec masques, gondoles et canaux, la Polynésie avec ses paysages lumineux et féériques, ou encore Paris qu’elle se plait à représenter à travers des scènes de rues, le marché aux fl eurs, les bords de Seine ou encore les terrasses de café. Il faut aussi parler de la Toscane qui joue un rôle important dans son oeuvre et qu’elle aime retrouver à chacun de ses voyages en Europe. En effet, c’est peut-être à Florence que Julie Roussin- Bouchard a eu une sorte de révélation artistique en visitant cette ville exceptionnelle, véritable musée à ciel ouvert. Au début de sa carrière picturale elle y fréquenta avec assiduité l’Academia del bel Arte, l’école Dante Alighieri pour y étudier l’italien et l’histoire de l’Art, et aussi les musées fl orentins où elle a pu découvrir et admirer les oeuvres des anciens. C’est peut-être cette belle promiscuité qui la décida à franchir le pas lui permettant d’entrer dans le monde de l’Art. Elle a participé à tous les salons nationaux de Paris et y participe encore puisque depuis quelque temps, elle est membre du comité du Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts (SNBA), qui a lieu tous les ans dans le cadre merveilleux situé sous la pyramide du Louvre, et où elle est très active. Elle va aussi exposer au Salon Comparaisons sous la célèbre verrière du Grand Palais des Champs-Elysées.

D’après les dire de certains collectionneurs, la peinture de Julie Roussin-Bouchard refl ète une certaine sensualité, non seulement par les sujets représentés, mais aussi par son travail de la matière à la fois légère et puissante. Elle sait capter l’essentiel afi n d’exprimer ambiances et émotions perçues face à un paysage et ainsi transmettre une vision éphémère que seul son oeil de peintre a vue. D’ailleurs, comme l’a écrit le critique d’art italien Salvatore Fiume : « A mon avis, les oeuvres de cette artiste contiennent leur propre puissance qui se projette au-delà du temps et c’est en cela que nous l’admirons. »

Lorsque l’on regarde les tableaux de Roussin-Bouchard, on est tout de suite frappé par la facilité qu’elle a à mettre en scène ses sujets et ses personnages et à faire en sorte qu’ils deviennent des éléments dépassant la simple perception imagée. Par exemple, les femmes qu’elle nous montre sont vraiment « ses » créatures : elle les façonne, les habille, les coiffe et les installe dans des positions et des situations qui créent une poésie enrichissante pour le travail de l’artiste. La notion de secret est aussi perceptible dans la plupart de ses créations et c’est certainement cela qui nous procure le plus de plaisir. Comme l’a écrit Arnaud d’Hauterives : « Les secrets des femmes nous apparaissent semblables à ces fl eurs étranges perdues au sein de quelques mondes lointains, esseulées, émouvantes et belles dans leur inquiétante et belle solitude. »

Quelquefois, sa peinture nous intrigue et nous oblige à nous poser des questions essentielles quant à la beauté et à la séduction, et bien souvent ses tableaux dépassent la simple représentation imagée en nous incitant à voyager à travers l’esprit qui y habite. On va pouvoir retrouver Julie Roussin-Bouchard à la galerie Bost, à Valence, où elle va présenter ses dernières oeuvres réalisées à Paris, en Toscane et même à Tahiti. Nul doute que ses collectionneurs fi dèles viendront assister à cette manifestation. Signalons qu’elle exposera avec son ami le peintre Bernardino Toppi, dont nous avons parlé récemment dans nos colonnes et dont la peinture remarquable se situe dans la lignée des fresques et des sinopie des 14ème et 15ème siècles. Une belle exposition qui répondra aux exigences des collectionneurs.

Julie Roussin-Bouchard