Jérôme Sorolla

UDA - 185 Jérôme Sorolla

Mes épreuves ont permis d'ouvrir la voie...

« Mes épreuves ont permis d'ouvrir la voie sur ce que je voulais vraiment concrétiser dans ma vie. Fort de toutes ces émotions et sentiments, j'ai emmagasiné un maximum d'inspiration que j'ai couché sur la toile et j'ai enfin pu atteindre mon nouveau statut de peintre sculpteur ».

Né en 1979 à Perpignan, Jérôme Sorolla est franco-espagnol et vit dans les Pyrénées Orientales. Très jeune, il s'intéresse à l'art, à l'histoire et à l'archéologie. Son cheminement est à la fois classique dans sa conception, novateur dans sa réalisation, tentant ainsi d'atteindre l'équilibre entre l'objet et l’œuvre. Il définit son travail en un mot : le filiformisme. Tant en peinture qu'en sculpture, les matériaux sont l'huile et la résine. Son but est de mettre en valeur la matière avec des formes dynamiques qui associent plus de volume à plus de fluidité et de sensibilité jusqu'à laisser paraître sa propre fragilité. Sorolla peint souvent avec des couleurs sombres et surtout en monochromes. Ceux-ci sont parcourus d'incrustations mobiles et filaires, qui prennent l'aspect du métal repoussé, ce qui rehausse un impact aussi tactile que précis. Ses œuvres sont actuellement plutôt tournées vers l'abstraction et se déclinent, dans le temps, en trois cycles en suivant des étapes très déterminées de sa vie. La première retrace et interprète dans une figuration plus marquée les épreuves à traverser. C'est ce qu'il qualifie de cycle destructif, avec des toiles souvent monochromes, au relief peu marqué, dont l'aspect craquelé marque une intense souffrance créative. Le second cycle est centré sur la femme et son corps, d'où le titre de cette période « essence féminine ». Dans ces peintures et sculptures, reliefs et couleurs se mêlent et transposent les aventures et rencontres au gré du temps. Le troisième est celui de la quête de la beauté et des sensations qui l’orientent vers des sujets où dominent l'irréalisme et l'abstrait qui président au renouveau de sa propre vie. Si la résine est sa matière d'élection, le filiformisme est le sceau d'une facture puissante et déliée. “Elle retrace mon parcours, précise-t-il, c'est une résine travaillée en plusieurs étapes que je sculpte sur la toile et que je peins, afin d'obtenir l'inattendu”.