Port-Royal

Le grand prix 2014,Port-Royal, univers des arts, artiste, peintre, peinture


Créée le 19 janvier 1969 par les artistes peintres Claude Schurr et Jean-Maxime Relange, l’Académie de Port- Royal a ouvert ses portes pour la première fois dans un atelier de le rue des Lyonnais, près du boulevard du Port- Royal, d’où son nom. C’est en 1975 qu’elle s’installe dans les locaux actuels, plus fonctionnels, sous une belle verrière où des élèves de 70 pays, de tous âges, de tous niveaux et de tous horizons se sont succédés pour travailler devant des modèles ou des natures mortes. Cette Académie peut s’enorgueillir d’avoir eu comme enseignants des artistes renommés comme Pierre Jérôme, Jean Marzelle, Daniel Ravel, René Carré, Arlette Le More. Actuellement, les cours sont assurés par Jean-Maxime Relange, Anne Le Cleac’h et Dina Pickard.

En plus de la centaine de bourses d’encouragement distribuées depuis la création de l’Académie, une quarantaine de peintres ont été lauréats du Grand Prix de Port-Royal et pour la plupart sont devenus professionnels: peintres, sculpteurs, graphistes ou illustrateurs. Ainsi, chaque année au mois de juin, un jury composé de critiques et écrivains d’art, de galéristes et d’artistes reconnus se réunit pour désigner l’heureux gagnant parmi tous les élèves de l’année. C’est un événement très attendu car la galerie Lehalle, sous la houlette de sa directrice madame Pascale Courbot, expose les oeuvres du lauréat, lui donnant ainsi une belle première vitrine . Cette année, le jury a eu beaucoup de mal à se mettre d’accord autour d’un nom car la très bonne qualité des participants ne rendait pas la tâche facile. C’est pour cela que le Grand Prix 2014 a été attribué à trois artistes ex-aequo, chacun ayant une personnalité et une technique qui ont intéressé le jury de spécialistes.


Furukawa, Nu
Furukawa, Nu

Hirotaka Furukawa, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Nagoya vient rapidement en France et suit les cours de peinture de l’Académie Port-Royal. L’atmosphère artistique de Paris, la fréquentation des musées et l’enseignement de l’Académie vont lui permettre de compléter ses approches picturales, d’ouvrir sa vision plus largement quant aux sujets entrepris et surtout d’acquérir une sensibilité qui vont lui permettre d’enrichir ses oeuvres d’une émotion communicative. C’est cela qui fait que ses oeuvres ont été repérés par le Jury et qu'il étatit très difficile de ne pas le sélectionner . On voit chez lui une réelle sincérité, une belle maîtrise des lignes, des formes et des couleurs, une bonne approche de la lumière qui lui permettent d’envisager de vraies possibilité et un bel épanouissement artistique. Les nus présentés ici démontrent une volonté d’aller encore plus loin, de mettre en action son désir de perfection et d’exigence et ainsi de développer sa personnalité et son écriture picturale.


Katia Kesseyan, avant d’entrer dans l’univers du théatre puis de travailler avec de grands couturiers, le violon fut sa première passion. La peinture, par sa musique et son expression, fait désormais partie de son nouvel art de vivre: « La couleur est indispensable à mon équilibre et à ma vitalité. En la pratiquant, je me suis aperçue qu’elle était ma seconde nature. J’aime particulièrement le combat avec la toile blanche et le devenir qui en découle ». Ce qui est certain c’est que cette artiste attachante à la personnalité haute en couleur et passionnée, à l’image de sa peinture généreuse et dépouillée, sait ne garder que l’essentiel des formes et des couleurs, parfois à la limite d'une simplification efficace et dynamique. Cette artiste à la belle sensibilité ose des rapports et des complémentarités qui font de ses tableaux des instants esthétiques indiscutables. C’est pour cela que Katia Kessayan fera sans nul doute son chemin d’artiste si elle continue à travailler avec la même intensité et la même inspiration, en développant ses quanlités et en confirmant son talent pictural.

Katia Kesseyan, Quelle ivresse
Katia Kesseyan, Quelle ivresse

Thiessard, Le héron
Thiessard, Le héron

Marc Thiessard dessine depuis son adolescence, puis entre en apprentissage dans un atelier d’héliogravure. Cela lui permet de passer une année à l’Ecole Estienne où, comme il le dit lui-même, il a le grand plaisir d’avoir de nombreux cours de dessins appliqués, artistiques et de lettres. Dans les années 70, le soir après le travail, il va aux Beaux-Arts où il suit des cours de morphologie, d’histoire de l’art et de modèles. Il partage alors un atelier dans Paris avec des amis qui suivent les mêmes cours que lui et cela lui permet d’échanger idées et techniques afin d'aller plus avant dans sa recherche picturale. Puis au début des années 80, il part pour un séjour d’un an aux Etats-Unis durant lequel, entre de petits occupations professionnelles ponctuelles, il dessine et produit des dessins, des aquarelles et des gouaches qu’il propose aux éventuels collectionneurs. De retour en France, il suit l’évolution du métier et devient maquettiste sur ordinateur PAO. Sans oublier sa passion il continue à dessiner, remplissant de nombreux carnets de croquis, fréquentant des écoles de peinture dans les différentes communes où il réside et participant à des salons régionaux. C’est ainsi qu’il obtiendra le prix de la ville de Charenton-le-Pont. Depuis quelques années, la retraite ayant sonné, Marc Thiessard se consacre entièrement à la peinture en fréquentant les cours de l’Académie de Port-Royal qui lui apportent non seulement le perfectionnement technique mais aussi la possibilité de se mesurer avec les autres élèves et ainsi de progresser. Quand on regarde ses natures mortes, on voit que cet artiste sait composer des ensembles poétiques et dynamiques, qui « parlent » aux visiteurs et qui offrent aux collectionneurs la possibilité de continuer par la pensée le tableau peint par l’artiste. Il y a un certain mystère dans ses oeuvres qu'il nous appartient de découvrir afin au-delà de l’image présentée. Un beau travail.