Sainte-Maure de Touraine

Sainte-Maure de Touraine
Sainte-Maure de Touraine

45ème salon de peinture et sculpture

Plus de 4000 visiteurs sont chaque année au rendez-vous dans l’ancienne Halle aux grains où sont exposées les œuvres de 130 artistes professionnels ou amateurs confi rmés, toutes sur sélection. Les invités d’honneur successifs ont tous été pour beaucoup dans l’épanouissement créatif et qualitatif de cet événement annuel. De mémoire, nous pouvons citer ceux que nous avons présentés dans nos colonnes à ces occasions lors des deux dernières décennies : Brenot, Michel-Henry, Jean Abadie, Debusschère, Jansem, Journod, Sémentzeff, F. Adnet, Fuchs, Rodes, Dekeyser, Schmidt, Lejeune, Pigeon, Lagénie, Bailly, Guybet, Jouenne, Serraz, Geymann, Gelis, Yeva, Spahn, Bonnefoit, Loilier, Audiart, Gueroult, Taupin, Aversang, Zacchi, H.L. Bergey... Cette année, il revient à François Legrand et Jacques Brouail de prendre le relais au plus haut de l’exigence et la diversité des valeurs de l’art plastique pérenne.
François Legrand est né en 1951 à Etampes. Il rejoint tout naturellement l’Ecole d’Etampes sous la direction de Philippe Lejeune, lui-même ancien élève de Maurice Denis. Aujourd’hui Vice-Président de la Fondation Taylor, peintre offi ciel de l’Armée, il crée le groupe « Figuration Inévitable » au salon Comparaison. Très tôt, il évolue de l’abstraction chromatique à l’expression fi gurative du paysage et du portrait. Il y introduit la dimension de ce qu’on appelait au 17ème siècle la « vanité », mais pas seulement ! Sous les traits de chaque sujet, c’est l’esprit qu’il cherche à débusquer derrière l’apparence et la transparence. Cet artiste est aussi imparti de l’implacable pertinence d’observation d’un Goya et de l’impertinence qui s’en dégage. Cela lui permet de mettre en lumière et d’exorciser maux et passions. Les siens probablement et surtout ceux de notre époque. Ce qu’analyse Marc Fumaroli dans un portrait-sentence fort bien dosé à son propos : « un magicien espagnol, un maître du noir, des chairs en plein jour, des regards tournés vers l’intérieur »
Né dans le Gers en 1939, Chatelleraudais d’adoption, électricien à l’origine : « Pour la beauté du cuivre » et autodidacte, Jacques Brouail est sculpteur et médailleur offi ciel de l’Hôtel des Monnaies de Paris. Il façonne l’acier et donne naissance « au métal pensant ». Si ce vecteur est de fer, son premier matériau est l’émotion, impalpable directement, mais chargée de beauté pure et de spiritualité. Brouail découpe des plaques de métal qu’il plie, courbe, soude puis soumet en surface à la fl amme du chalumeau afi n de provoquer marbrures et iridences de bleus profonds et de bruns rubescents qu’il fi xe sous la résine. Souvent, une sphère de verre ou des billes d’acier sont enchâssées dans la structure de l’œuvre comme une âme de cristal. Que cette exposition soit à l’image des précédentes tant pour les artistes et leur créativité, que pour les visiteurs et leurs attentes, un point de rencontre dans la magie des rêves, prolongé par l’imaginaire de chacun. C’est le grand souhait des organisateurs. Qu’il leur soit ici rendu hommage, ainsi qu’aux artistes exposants.